Aujourd’hui, le phénomène est tout autre. En effet malgré ce grand amour pour leur pays, les gabonais se trouvent face à un dilemme. Rentrer ou ne pas rentrer? Le choix est difficile, mais de nombreux gabonais choisissent désormais l’étranger, où ils y vont quelques fois pour étudier ou simplement en touristes. Ce choix au profit des pays étrangers, est très souvent soutenu par leurs familles restées au Gabon.
L’on se demande pourquoi, et où est donc passé ce peuple dont la fierté d’appartenir à leur pays autrefois n’avait pas d’égale?
Dimanche dernier au cours d’un Space sur Twitter, animé par Freddhy Koula moussavou et Yoann Essengone la problématique a été décortiquée. Sur la base de leurs expériences personnelles, quelques jeunes gabonais ont tenté d’y répondre.
Cependant, tous s’accordent sur le fait que le problème soit purement politique.
Pour Wuneni Doukaga compatriote gabonais et quelques autres intervenants, la raison principale est donc le manque d’emploi, aussi les mécanismes de recrutement au Gabon ne sont pas méritoires, ainsi que la clochardisation des chercheurs d’emploi qui en est également l’une des causes majeures. À cela s’ajoute, le problème des recrutements gelés de la fonction publique dont les critères d’intégrations sont aujourd’hui très endurcis. Pire encore, certains gabonais ayant bénéficiés des avantages de l’état, grâce à des bourses d’études en Europe ou ailleurs ne se sont jamais vu rappeler par L’Etat gabonais pour exercer au Gabon pendant au moins 5 ans tel qu’indiqué sur l’engagement décennal. D’autres ont en mémoire encore, le décès de la compatriote enseignante diplômée de l’ENS décédée dans des conditions précaires faute de salaire.
On se demande pourquoi l’Etat gabonais investis-il, pour des formations à hauteur des milliards sans en tirer profit.
Pour d’autres par contre le mode de vie occidental, loin des réalités de leur pays est le véritable problème. Ils se demandent comment vivre à nouveau dans un pays sans infrastructures sanitaires, scolaires de qualité, où les coupures d’eau et d’électricité sont récurrentes, avec des salaires minables, des conditions de travail qui laissent à désirer, des grèves à répétition, où la corruption, la cherté de la vie, l’insécurité et les injustices sociales sont à leur comble.
Le Gabon n’a t-il réellement plus rien à offrir à sa jeunesse?
Mays Mouissi compatriote gabonais dit ceci: << Il y’a une absence de perspectives, la politique du gouvernement pour l’emploi est absurde, car n’arrivant pas à créer de l’emploi ils demandent à chaque gabonais de créer chacun son entreprise. Aujourd’hui en regardant ceux qui nous dirigent, on ne peut avoir aucun espoir, car nos dirigeants font de mauvais choix.>>
Quelques pistes de solutions ont néanmoins été énumérées par des internautes donnant leurs avis sur la question je cite: L’État doit réinvestir dans l’éducation, et la formation après avoir défini les filières d’avenir et d’opportunités. Penser Gabon d’abord c’est agir en tant que patriote, cela concerne aussi bien les dirigeants que les citoyens lambdas. La jeunesse a son mot à dire elle doit donc être libre et capable de se prononcer sur des questions qui la concerne. Cultiver l’intérêt général, avoir de l’éthique, et être exigeant envers soi-même, un moyen d’apporter un changement à notre société ce qui poussera chacun à apporter sa pierre à l’édifice.
Les dirigeants gabonais vont-ils se poser sur la question, afin d’y apporter de réelles solutions? On y reviendra.
#BacktoGabon,#DiasporaGabon
Culture & Impact social
Gabon/ Après des études ou un séjour à l’étranger, de nombreux gabonais ne trouvent plus d’intérêt à regagner leur pays
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